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Des prélèvements importants

Les prélèvements réalisés dans l’Agly, ses affluents ou leurs nappes d’accompagnement concernent quatre usages : l’industrie, l’eau potable, l’hydroélectricité et l’irrigation.


Un seul prélèvement est identifié pour l’industrie : celui de la cave coopérative d’Estagel qui pompe au niveau de la nappe d’accompagnement de l’Agly.


Les captages d’eau potable prélevant directement dans les eaux superficielles du bassin versant de l’Agly ne sont pas nombreux. Quatre sont recensés, celui de Cassagnes et Belesta (Agly), celui de Tautavel et de Vingrau (Verdouble).

Si peu de prélèvements sont réalisés dans la ressource superficielle, il est à noter que certains captages d’eau potable sont en grande partie alimentés par les pertes diffuses des canaux d’irrigation. Ce phénomène est marquant sur les communes de Latour-de-France, Estagel et Montner où près de 70 % de l’eau prélevée pour l’eau potable transite par le canal de la plaine.

Par ailleurs, la commune de Planèzes dispose d’un captage de secours dans les alluvions de l’Agly. Cependant, du fait de son utilisation qu’en cas de difficulté rencontrée sur le captage principal situé dans une ressource souterraine, le prélèvement réalisé dans l’Agly est incertain et très variable d’une année à l’autre.


Le bassin versant compte quatre centrales hydroélectriques :

  • Centrale sur l’Agly à Saint-Arnac
  • Centrale du barrage sur l’Agly à Cassagnes
  • Centrale de Lapradelle-Puilaurens sur la Boulzane
  • Centrale du Moulin Isard sur le Verdouble à Padern

En lien avec une productivité faible des cours d’eau du bassin versant, ces centrales sont de taille très modeste et utilisent des canaux de dérivation pour leur alimentation hormis la centrale du barrage sur l’Agly qui turbine au fil de l’eau le débit sortant du barrage par la tour de prise.


Principal usage de la ressource en eau superficielle du bassin versant de l’Agly, l’irrigation concerne environ 99 % des prélèvements réalisés dans la ressource superficielle, grâce aux canaux gravitaire que l’on retrouve le plus couramment sur le bassin versant, comme dans les ASA de Caudiès ou d’Ansignan. Ce type d’irrigation est la moins coûteuse, mais induit une consommation d’eau importante à cause des pertes.

      

 

L’irrigation sous-pression est aussi présente, dans quelque cas, et fonctionne par le goutte à goutte permettant ainsi l’obtention d’un rendement optimal sans pertes d’eau. Elle est principalement retrouvées en aval, comme par exemple, dans l’ASA de St Pierre sur la partie aval de l’Agly ou celle de Paziols au niveau du Verdouble.

Les principales cultures irriguées sont le maraîchage, incluant une grande part d’irrigation non professionnelle sur la partie amont du bassin versant, la vigne et les abricotiers.

Autre point notable, le contraste entre les secteurs amont et aval du bassin versant. Tandis que le secteur aval présente une irrigation à dominante professionnelle sur des surfaces plus importantes, l’irrigation à l’amont du bassin versant est très majoritairement le fait de jardiniers amateurs.

On dénombre 29 canaux d’irrigation en fonctionnement sur le bassin versant dont 26 prélèvent directement dans l’Agly et ses affluents et 3 dans les nappes d’accompagnement.

 

Ces canaux ont été construits pour la plupart au XIXe siècle, mais certains sont bien plus anciens, en particulier le canal d’Ansignan, dont l’aqueduc est classé monument historique et date du IXe siècle, ainsi que le canal de Claira datant du XIVe siècle.