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La qualité de l’eau

De manière générale, les suivis de la qualité de l’eau sur le bassin versant de l’Agly font apparaître une eau de bonne qualité, hormis pour les contaminations en produits phytosanitaires. Cependant certains évènements et usages ont été repérés comme menaçants ou bien à l’origine de dysfonctionnements des cours d’eau.

En effet, bien que tous les suivis montrent une baisse de leurs concentrations, les pesticides sont détectés à des teneurs supérieures aux normes environnementales sur la majeure partie du bassin versant et constituent la principale problématique liée à la qualité de l’eau.

Plusieurs usages sont à l’origine de ces contaminations des milieux aquatiques. Historiquement, en premier lieu, l’activité viticole, premier pilier économique du bassin versant, est la première source d’émission de produits phytosanitaires.

Les pesticides rencontrés sur le bassin versant sont majoritairement des herbicides, ainsi que des fongicides dans une moindre mesure. A noter de plus que bon nombre de ces molécules sont interdites depuis plusieurs années en France et en Espagne (simazine, diuron, terbuthylazine…).

Néanmoins, le cycle de dégradation de ces molécules est extrêmement lent, et la présence actuelle de molécules de dégradation est signe d’un changement de pratique et de respect de la réglementation sur les produits interdits. D’importants efforts sont réalisés en matière de réduction des pollutions diffuses par les agriculteurs de la vallée depuis 2015.

Le jardinage amateur constituait une source de pollution de l’eau par les pesticides, tout comme l’entretien des routes et des espaces verts. Les pesticides sont interdits pour ces usages depuis le 1er janvier 2017.

Outre leur effet sur la biodiversité, ces pollutions impactent les usages de la ressource en eau pour la production d’eau potable, les loisirs ou même l’irrigation.

Six captages d’eau potable ont ainsi été identifiés comme prioritaires sur le bassin versant la le Grenelle de l’environnement et le SDAGE Rhône-Méditerranée. Ils doivent faire l’objet d’actions visant à réduire la teneur en produits phytosanitaires dans les eaux captées.